Quelle est la température idéale pour un âne? Découvrez si ils peuvent avoir froid!

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Un âne peut-il avoir froid ? Quelle est sa température idéale ?

L’âne est un animal résistant qui a travaillé dur dans tous les temps et tous les lieux, dans les champs, les mines, en plaine comme en montagne. Originaire d’Afrique où le soleil est brûlant, l’âne s’est adapté aux hivers de nos régions. Dans cet article, nous allons découvrir la température que l’âne peut supporter et comment il lutte contre le froid. Nous allons également voir les précautions à prendre pendant la mauvaise saison car l’âne craint la pluie et le vent, une combinaison qui peut représenter un risque pour sa santé.

Quelle température un âne peut-il supporter ?

L’âne a naturellement une constitution robuste, qui s’est adaptée à son environnement au fil des millénaires. Ce mammifère, domestiqué il y a environ 5 000 ans avant J-C. en Afrique, a toujours dû affronter la chaleur intense du jour comme le froid extrême de la nuit dans les déserts. L’âne s’est également adapté aux basses températures qui peuvent régner en Europe où il a été importé vers 2 000 ans avant J-C. On trouve également l’âne dans les régions les plus hostiles de la planète, comme le massif de l’Himalaya, les steppes et la haute montagne de Mongolie où les vents glacials et la neige sont courants. Selon les scientifiques, l’âne serait capable de résister à des températures qui descendent jusqu’à -14°C.

Comment l’âne lutte-t-il contre le froid ?

Au cours de l’histoire de sa domestication, l’âne s’est adapté à des conditions climatiques extrêmes, grâce à sa morphologie mais aussi à son pelage. En muant avant l’arrivée de l’hiver, le pelage de l’âne s’épaissit pour constituer un isolant efficace contre le froid et le vent et pour conserver sa température corporelle (en moyenne à 37,1°C). Parallèlement, la texture de son poil forme une sorte de barrière qui empêche une averse modérée d’atteindre sa peau. Les mèches qui tombent au-dessus des sabots protègent l’animal des engelures au niveau de l’articulation. Cependant, un vent fort associé à des pluies soutenues ou à de la neige finit par s’infiltrer à travers la fourrure de l’âne et représente un risque pour sa santé.

Un âne peut-il avoir froid ?

Compte tenu de la robustesse de l’âne, le froid seul ne suffit pas à le rendre malade, à moins qu’il soit déjà affaibli par l’âge ou un problème de santé. C’est la combinaison du froid et d’autres facteurs qui peut devenir préjudiciable à l’âne. Explications :

    • Une humidité ambiante. La pluie, la neige et la boue créent un environnement propice à l’apparition de diverses affections chez l’âne, en particulier sur les zones corporelles où l’eau tend à stagner comme les sabots, les jambes, le dos et la croupe. Il est donc nécessaire de surveiller de près ces parties de son corps. Au niveau des pieds, la sole et la fourchette peuvent se ramollir dans une humidité constante et déclencher, sous l’effet d’agents pathogènes, un abcès, une bleime ou un pourrissement (pathologie communément appelée « fourchette pourrie »). D’autre part, des irritations, crevasses et autres petites lésions pré-existantes sur la peau de l’âne, peuvent favoriser l’entrée de germes et provoquer diverses infections du type dermatophilose (gale de boue) ou lymphangite ;
    • Une mauvaise ventilation. Si l’âne vit en asinerie ou en écurie, il faut veiller à ce qu’une mauvaise ventilation ou des courants d’air ne viennent pas s’ajouter aux températures hivernales. Un environnement fermé et mal aéré peut non seulement stimuler la circulation des germes (favorisée par la promiscuité des animaux) mais aussi présenter des risques de toxicité (stagnation de l’ammoniac émanant des litières).
    • Les conditions climatiques. L’hiver se caractérise par une forte hygrométrie, des températures basses et des vents froids qui fragilisent le système immunitaire de l’âne. Pendant la mauvaise saison, l’animal sera donc davantage vulnérable aux maladies courantes, qu’elles soient d’origine parasitaire (teigne, poux…) ou infectieuse (gourme, rhinopneumonie, grippe équine…)

Comment protéger l’âne du froid ?

Face aux divers maux dont peut souffrir l’âne, il est essentiel de prendre des mesures pour l’aider à passer la saison froide dans les meilleures conditions. Il faut savoir que l’âne peut rester au pré l’hiver à condition qu’il dispose d’un lieu où il pourra se réfugier à tout moment. Nos conseils pour :

    • L’abri. Même sommaire, une bâtisse d’au minimum 3 pans fournit à l’âne la protection dont il a besoin quand il vente, pleut ou neige. Les murs en bois traité ou peint sont à éviter car l’animal peut s’intoxiquer en les grignotant ;
    • L’emplacement. L’abri doit être orienté dos au vent dominant et à la pluie qui risque de s’engouffrer dedans. Idéalement, son entrée se situe côté est afin que l’animal bénéficie du soleil matinal après une nuit glaciale ;
    • Le sol. Il faut prêter une attention particulière à la qualité du sol qui doit être dur, sec et facile à nettoyer (une fois par semaine) ;
    • La litière. En aménageant une bonne couche de paille sur le sol, vous lui fournirez du confort et de la chaleur.

Âne : comment le nourrir quand il fait froid ?

La pâture hivernale produit une herbe moins nutritive qu’en été, d’où l’importance d’adapter le régime alimentaire de l’âne. Nos conseils :

    • L’aliment de base reste un foin de bonne qualité, sec, sans poussières, ni moisissures. La ration doit être augmentée et distribuée en 3 fois. Le fait de fractionner les repas permet au système digestif de l’âne de fonctionner plus souvent et ainsi à l’animal de se réchauffer. D’autre part, manger l’occupe en cette période de l’année où les activités sont rares ;
    • La paille améliore l’assimilation des aliments (comme un foin trop riche, par exemple). Bio de préférence (donc exempte de pesticides, de fongicides et autres substances chimiques), la paille trouve son utilité dans l’alimentation mais aussi comme litière car l’équidé aimera se reposer dessus ;
    • La mise à disposition d’une pierre à sel en toutes saisons est indispensable pour fournir à l’âne les nutriments nécessaires à sa bonne santé ;
    • L’eau est proposée en libre-service. L’âne boit davantage en été mais il se dirige aussi vers le point d’eau en hiver car les aliments secs – comme le foin – lui donnent soif. Vous veillerez à vérifier chaque jour que son eau ne soit pas gelée et si besoin, casserez la glace pour permettre à l’animal de se désaltérer.